13/11/2012

Hommage à Charles de Ziegler, peintre-aquarelliste genevois

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Le jeudi 29 novembre à 18h. aura lieu l’hommage rendu au peintre à la galerie La Cave, 4 rue Henry-Fazy. A cette occasion, seront présentées (et vendues) une centaine de ses œuvres. De même que le livre qui lui est consacré (Charles de Ziegler, peintre aquarelliste genevois, 1890-1962) aux éditions Slatkine par Tamara et Olivier Veyrat.

On reconnaît au premier coup d’oeil un « Ziegler ». A ce qu'il représente, bien sûr. Immanquablement une vue du canton de Genève. Si possible avec fond de Salève, singulier mélange de crayon, de gouache et d'huile, donne à ses oeuvres une tonalité sépia qui fait reconnaître l'artiste entre tous ...
C'est ce qui frappe, chez Ziegler et qui fait de lui un peintre aussi familier que le général Guisan dans les bistrots: cette tonalité sépia, je veux dire son art de nous montrer toute chose qu'il a regardée et aimée comme si celle-ci avait aussitôt accepté de poser pour lui, docilement prête à se laisser transfigurer pour l'éternité.
Bardé de son chevalet et de sa palette comme un photographe de son trépied, Ziegler était porté à saisir non pas l'instantané mais la permanence des lieux qui lui semblaient les plus dignes de résister au temps. De cette première moitié de vingtième siècle, surtout celle d'avant-guerre, il voulait en somme témoigner ; celle où l'on pouvait encore contempler la campagne, un coin de vieille-ville ou le corps d'une femme en toute sérénité.
Oui, on se plaît, dans les oeuvres du peintre genevois, à rêver d'une époque qui n'était sans doute pas plus insouciante que la nôtre, mais disons, plus simple. Voilà pourquoi il y a quelque chose de zen dans la peinture d Charles de Ziegler. Elle semble vouloir nous dire « Voilà comment les choses devraient demeurer à jamais ».
Exactement comme Verlaine s'exclamait « Mon Dieu, la vie est là, simple et tranquille ! »
Cette simplicité se lisait dans les yeux des amis, artistes et artisans, qui se rencontraient au café Harry-Marc de la rue de Carouge ou au Café de la Gare du village de la Plaine. Mon père tapissier-décorateur en était. Il y côtoyait aussi Louis Baudit ou Georges Haldas.
Quand je relis Haldas, ou que je jette un oeil à un tableau de Ziegler ou Baudit offert à mon père en échange de quelque ouvrage, je suis frappé par ce qui unit les créateurs genevois de ce temps et désunit les nôtres : la célébration humble de ce qui les entoure. Nulle nostalgie chez les compères. Nul « désir dont on ne sait quoi » comme disait Saint-Exupéry. Nulle recherche esthétique ni narcissique, les tourments sont à garder pour soi. Quelle leçon ! Je tiens devant moi « L’auberge du Vieux Bois » qui abrite l'école d'hôtellerie. Tout est là, tel quel, le portail en fer forgé porté par des colonnes massives, les encorbellements à la genevoise discrètement surplombées par les chambres des employés.
Et derrière le spectateur, c'est tout juste si l'on ne devine pas le siège de la Croix-Rouge , le palais de l'Ariana et les organisations internationales.
Comme pareillement l'on devine ou fantasme, derrière les murs et les bâtisses ziegleriens de la campagne l'existence de ceux qui font une certaine Genève aussi bien que ceux de « la haute » de la vieille-ville.
Enfin, reconnaissance aussi, dans les nus lascifs le temps d'une pause de ces femmes au corps toujours fin, trahissant davantage le labeur de leur condition que l'indolence et se laissant porter à une éternité dont elles ne sont nullement dupes. Rêveuse, songeuses, jamais boudeuses comme les mannequins d’aujourd’hui, elles sont les muses de cette bande de pieds nickelés de la Genève bohème cherchant le salut dans la simplicité joyeuse du partage.
Voilà en somme ce qui nous touche , chez Charles de Ziegler. Toute une époque. Notre Montmarte à nous. Aujourd'hui disparu mais ressuscité par ses peintures – et par Olivier Veyrat qui les a collectionnées avec une simplicité à la hauteur de ce si grand « petit maître ».
Serge Bimpage


A noter que l’exposition-vente sera également ouverte le vendredi 30 novembre, de 10h. à 20h.
Tableaux et prix consultables à l’avance sur le site www.charlesdeziegler.ch

 

21/10/2012

Le Prix 2012 de la Société Littéraire de Genève à Michel Juvet

Même le ciel ne pleure plus.jpgComme chaque automne, la Société Littéraire de Genève décerne son traditionnel prix. A noter que cette année, la Société a modifié le règlement de son Prix : il récompense désormais une personnalité genevoise qui, par son action, son œuvre ou son témoignage, illustre l’Esprit de Genève.

Fondée en 1816, la Société Littéraire évolue avec son temps. Ses activités comme sa nature l’inclinent à se rapprocher davantage de la cité, en l’occurrence à primer toute personne qui contribue à son rayonnement. Son Prix annuel n’est donc plus strictement littéraire.
C’est ainsi qu’elle a désigné cette année Michel Juvet pour son ouvrage Même le ciel ne pleure plus, paru aux éditions Slatkine. Un témoignage  poignant, composés de photographies et de textes, sur les violences sexuelles dans la région des Grands Lacs de l’Afrique de l’Est où Michel Juvet est encore actif pour soutenir des programmes d’aide.
Michel Juvet est spécialiste en analyse économique et associé chez Bordier et Cie.  Il fut par ailleurs membre de la Commission consultative de la coopération internationale au développement du Conseil fédéral. Familier de l’Afrique, il s’y est rendu à plusieurs reprises dans le cadre de la coopération suisse. La photographie constitue son principal hobby depuis de nombreuses années.
Le prix de CHF 5.000.- lui sera remis lors d'un dîner à la Société Littéraire le 1er novembre 2012 en ses locaux de la rue Des Corps-Saints (Mère Royaume). La recette des livres sera consacrée à un programme de formation des femmes en Afrique.

20/09/2012

metin arditi à la Compagnie des Mots

www.compagniedesmots.ch.jpgSoirée riche en perspective avec… Metin Arditi ! Cinq essais dont deux sur

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La Fontaine. Neuf romans et récits depuis Jonction, en 2001. Suivront Victoria-Hall, La Fille des Louganis et Loin des bras, qui raconte la vie d’un pensionnat suisse et select en 1959.

   Le Turquetto est son quatrième livre. Se réclamant de son amateurisme, l’auteur évoque non seulement  les couleurs, le sens et les gestes de l’art mais aussi la religion et son pendant terrible : l’Inquisition. La troublante signature au bas d’un tableau exposé au Louvre donne prétexte à sa trame romanesque. Sans oublier son tout dernier – Prince d’orchestre. Alors que chaque concert lui vaut un triomphe et qu’il se trouve au sommet de sa gloire, le chef d’orchestre Alexis Kandilis commet une indélicatesse dont les conséquences pourraient être irrémédiables. Sa réputation est ébranlée…

   Dans la vie, Metin Arditi est versé en musique et préside l’Orchestre de la Suisse romande à côté d’autres activités de mécénat.

Lundi 1er octobre, 18h30, restaurant de la Mère Royaume.

Animation Serge Bimpage. Avec la participation de Vincent Aubert, comédien.


 

17/09/2012

Les remords de la mise

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Avec Le chemin sauvage, soufflle un vent nouveau sur la production suisse. On le doit à un auteur venu sur le tard, à la faconde, au style et à l’imaginaire bien trempés. Les éditions du Seuil ne s’y sont pas trompées, qui l’ont aussitôt publié.
C’est la saga d’un garçon de douze ans, dans un village helvète. Fils d’ouvriers, il fait montre d’une rare curiosité pour ce qui l’entoure. Il se lie d’amitié et tombe amoureux de la jolie Myriam, recueillie dans le proche orphelinat. Fréquente un certain Tonio ainsi que des Italiens installés dans le village pour construire un barrage.
Myriam est une « misée ». L’un de ces enfants adoptés pour être ensuite vendu comme garçon à tout faire ou servante à la ferme et sévèrement exploité. A vrai dire, Jean-François Haas voulait écrire l’enfant en lui qui racontait son histoire. Et c’est en replongeant dans son passé qu’il s’est souvenu de l’orphelinat tout proche, en même temps que d’un article choquant sur la mise et de camarades enlevés à leurs parents pour cause d’alcoolisme et de pauvreté.
Il n’en fallait pas plus pour que son projet prenne le contour d’une fiction sociale.  Historien de formation, l’auteur rappelle que la mise a existé jusque dans les années 30 et que des milliers d’enfants ont été enlevés à leurs parents par les autorités pour être placés dans des orphelinats ou des fermes, battus et parfois abusés.
Une fois ouvert, on ne lâche pas ce roman foisonnant, garni d’une imagination et de trouvailles littéraires remarquables. Ses deux précédents ouvrages Dans la gueule de la baleine guerre, Prix Dentan et J’ai avancé comme la nuit vient avaient été déjà remarqués.


 

29/08/2012

Daniel de Roulet à la Compagnie des Mots

de roulet.jpgLa Compagnie des Mots fait sa rentrée le 3 septembre à 18h30 au restaurant de la Mère Royaume. Serge Bimpage y reçoit Daniel de Roulet pour son apéro-littéraire. Né en 1944 à Genève, Daniel de Roulet a écrit une vingtaine de romans très remarqués. L’homme qui tombe, Kamikaze Mozart, Le silence des abeilles ainsi que Fusions font partie d’un roman-fleuve qui chante l’épopée de l’atome. Son dernier essai, Tu n’as rien vu à Fukushima (avril 2011), est déjà paru en sept langues.

Bienvenue à toutes et à tous, entrée libre.

Fusions, son dernier roman: L’une, née à Téhéran à la fin des années 30, dirige la recherche dans une entreprise mondiale de traitement des déchets nucléaires. Son mari, spécialiste de l’informatique naissante, disparaît pour travailler aux Etats-Unis avec Oppenheimer, puis en URSS avec un autre dissident, Sakharov. L’autre est née à Nagasaki le jour où la bombe atomique a rasé sa ville. Désormais en fauteuil roulant, elle dirige la recherche chez un autre grand du déchet mondial qui va fusionner avec le premier. Son seul amour est l’architecte qui a construit le gratte-ciel où tout se joue en une journée. Ce jour-là, 2 juin 1988, le président Reagan rentre de Moscou pour annoncer au monde une autre fusion, celle des empires. A travers les archives de l’Histoire et de la Fiction, des laboratoires de Princeton au goulag sibérien, en passant par l’apartheid sud-africain et la Chine de Mao, récit d’un siècle, pervers mais attachant, qui croyait sans fin l’épopée du nucléaire. A la fois chronique de vies banales prises par hasard dans l’étau de la guerre froide, espiègleries mélancoliques et amoureuses, polyphonie des points de vue.


 

11/06/2012

Rousseau, l'ami de tous

undefinedrousseau.jpgIl manquait un Rousseau pour les nuls, les jeunes ou les gens pressés Le voici. Président du Comité européen Jean-Jacques Rousseau, Rémy Hildebrand est un passionné depuis toujours du philosophe. Autant dire sa capacité à se mettre à la place de tous pour nous le faire aimer.
D’une plume simple et efficace, l’auteur retrace ainsi le chemin de Jean-Jacques et c’est déjà tout une histoire. Sauf que les va et vient constants entre ce parcours et l’œuvre de Rousseau s’éclairent l’un l’autre, ajoutant au plaisir de la lecture. En particulier, l’écrivain était un grand marcheur. «Il me paraissait beau de passer les monts à mon âge ; et de m’élever au-dessus de mes camarades de toute la hauteur des Alpes. Voir du pays est un appât auquel un Genevois ne résiste guère », écrivit-il. Ses pas le conduisirent entre autres de Genève à…Turin. Et cet amoureux de la nature d’affirmer « Si le bonheur est la seule chose qu’on cherche en ce monde, on peut peut-être se demander si un voyageur n’en reçoit pas plus que la plupart des autres. »
Auteur par ailleurs de Portraits et postures rousseauistes (Transversales 2008), Rémy Hildebrand dispose d’un fond iconographique dont il ne prive pas le lecteur. Emaillé de peintures, dessins et cartes postales très évocateurs, l’ouvrage se présente comme une longue rêverie de promeneur solitaire enchantant son lecteur.


[Signature] Serge Bimpage
[Renseignements] Il était une fois Jean-Jacques Rousseau, par Rémy Hildebrand. Editions l’Archipel. 134 pages.

08/06/2012

Heidi, le mythe ressuscité

Heidi.pngQuelle mouche a piqué Jean-Michel Wissmer, docteur ès lettres spécialiste de la littérature hispanique du XVIIème siècle, pour se pencher sur le mythe de Heidi ? Ce roman à l’eau de rose du XIXème recèlerait-il le moindre intérêt pour nous autres gens non moins inconsidérés que pressés?
Eh bien, oui ! Cette enquête captive le lecteur grâce à sa riche analyse et à sa rhétorique élégante.  Ce dernier découvre combien le roman de Heidi véhicule des thèses que revendiquent nos contemporains : le retour à la nature, l’authenticité, l’écologie en somme. Y fait écho le repli identitaire sur le paradis perdu de l’alpe de nos ancêtres.
Pour le coup, Jean-Michel Wissmer fait revivre un siècle qui se cherche en dépit des méfaits de la société – tout comme l’auteur du mythe, Johanna Spyri, tombée dans l’oubli en dépit de son best-seller et de sa cinquantaine d’ouvrages.

Heidi, enquête sur un mythe suisse qui a conquis le monde, par Jean-Michel Wissmer. Editions Metropolis, 220 pages.

06/06/2012

Pour l'amour du 12

IMG_0001.jpgHeureux qui comme Henri Roth aime le tram 12. Et fait le bonheur de son lecteur genevois en en reconstituant l’épopée ! Il était temps. Que de péripéties autour de ce noble transport, dont les rails se prolongeant dans tout le canton furent arrachés à l’heure des années de fascination de la voiture ; pour reconquérir enfin, ligne par ligne, sa noblesse sous la pression du peuple.
Avec la plume et le sens de l’enquête du journaliste qu’il fut, Henri Roth nous informe et nous fait rêver dans ce récit qui débute à la fin du XIXème siècle. Doté de surcroît d’une riche iconographie, l’ouvrage va ainsi bien plus loin qu’un document de commande historique : la plus ancienne ligne d’Europe est un fil rouge nous incitant à revivre les modes et les mœurs dont elle a été le témoin.
Une aventure qui avait pourtant démarré dans l’indifférence générale. Car elle fut celle d’entrepreneurs privés devant des pouvoirs publics réticents, une bonne dizaine dont plusieurs firent faillite. Prouesse technique et entrepreneuriale, la ligne 12 ne fascinera que les femmes et les poètes et c’est tant mieux. Trop lent, souvent bloqué et bondé, il est l’anti modernité par excellence. « Il est comme nous, le tram 12, bourré de contradictions. Il nous agace, nous déçoit, mais nous aide à vivre. C’est pour cela qu’on l’aime, avec ses défauts, comme un être chéri depuis longtemps. »
Son appellation est pour l’heure préservée, nous rassure l’auteur. En tout cas jusqu’à l’inauguration du CEVA en 2017. Même que son déploiement devrait se poursuivre en France…



Le tram 12 raconte Genève, 1862-2012. Par Henri Roth. Editions Slatkine. 180 pages.

01/06/2012

Pascal Rebetez à la Compagnie des Mots

Rebetez.jpgLundi 4 juin à 18h30, Serge Bimpage reçoit Pascal Rebetez à la Compagnie des Mots.
Pascal Rebetez est né dans le Jura en 1956. Il habite entre le Valais et Genève où il travaille pour la Télévision Suisse Romande depuis 1989 en tant que journaliste et présentateur. Il est aussi responsable depuis 1988 successivement de la Revue puis des Éditions d’autre part. En tant qu'écrivain (poésie, récits, théâtre), il a publié à ce jour dix-sept ouvrages.
Deux ouvrages sont récemment parus aux éditions de l'Hèbe (Le Voyage central, Je t'écris pour voir) qui flirtent avec les lointains du voyage pour accéder à l'intime, à ceux qui lui sont le plus proches: sa mère, sa fille, son père décédé, son petit-fils pas encore né. Ces « reportages littéraires entre la géographie humaine et les êtres du réconfort crée une tension qui engendre une atmosphère très particulière.
Dans son dernier ouvrage paru en 2012 aux Editions d'autre part, Les Prochains, on quitte les lointains et tout autant les proches. Pour s'intéresser aux entre-deux, à ceux qu'on croise dans la vie et toujours impressionnent par une présence singulière, une action, une façon d'être. Aucun de ces Prochains ne fréquente le gotha mondain: ils viennent souvent de la marge, du côté des pauvres, des "loosers". A noter que ces portraits d'humains trop humains ne manquent ni d'humour ni de rire sur soi-même.
Sans oublier la surprise coutumière du comédien Vincent Aubert.
Entrée libre, apéro offert.
Restaurant La Mère Royaume, 4, Place Simon-Goulart. A deux pas du temple de Saint-Gervais.

23/05/2012

Rebetez à la Compagnie des Mots

Rebetez.jpg
logo Compagnie.jpgApéro littéraire du lundi 4 juin

A 18h30, Serge Bimpage reçoit Pascal Rebetez à la Compagnie des Mots.


Pascal Rebetez est né dans le Jura en 1956. Il habite entre le Valais et Genève où il travaille pour la Télévision Suisse Romande depuis 1989 en tant que journaliste et présentateur. Il est aussi responsable depuis 1988 successivement de la Revue puis des Éditions d’autre part. En tant qu'écrivain (poésie, récits, théâtre), il a publié à ce jour dix-sept ouvrages.
Deux ouvrages sont récemment parus aux éditions de l'Hèbe (Le Voyage central, Je t'écris pour voir) qui flirtent avec les lointains du voyage pour accéder à l'intime, à ceux qui lui sont le plus proches: sa mère, sa fille, son père décédé, son petit-fils pas encore né. Ces « reportages littéraires entre la géographie humaine et les êtres du réconfort crée une tension qui engendre une atmosphère très particulière.
Dans son dernier ouvrage paru en 2012 aux Editions d'autre part,Les Prochains, on quitte les lointains et tout autant les proches. Pour s'intéresser aux entre-deux, à ceux qu'on croise dans la vie et toujours impressionnent par une présence singulière, une action, une façon d'être. Aucun de ces Prochains ne fréquente le gotha mondain: ils viennent souvent de la marge, du côté des pauvres, des "loosers". A noter que ces portraits d'humains trop humains ne manquent ni d'humour ni de rire sur soi-même.

Sans oublier la surprise coutumière du comédien Vincent Aubert.

Entrée libre, pas de réservation. Bar, possibilité de se restaurer après.

Restaurant La Mère Royaume, 4, Place Simon-Goulart. A deux pas du temple de Saint-Gervais.