01/05/2014

Jean-Pierre Keller à la Compagnie des Mots

Mais qui était au juste Ezra Pound, ce célèbre, énigmatique et si controversé poète, critique et musicien américain rattaché à la Génération perdue ? Le hasard – mais on sait qu’il n’existe pas – a conduit Jean-Pierre Keller sur ses traces. Tout comme le héros de son magnifique roman Ezra Enigma. Une quête passionnante, sous forme d’enquête, dont tous deux ne reviendront pas comme avant…
Jean-Pierre Keller a passé une grande partie de son adolescence près de Venise où résidait sa famille. Auteur de nombreux essais sur l’art et la culture, il publie ici sont quatrième roman.
Mardi 6 mai, au Box (Auberge du Cheval-Blanc), de 18h30 à 20h. Entrée libre. Animation : Serge Bimpage. Comédien : Vincent Aubert.
 

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19/03/2014

Slobodan Despot à la Compagnie des Mots

www.compagniedesmots.ch.jpgNotre café littéraire du mardi 1er avril sera animé, à la Compagnie des Mots ! Je recevrai en effet Slobodan Despot. Ce dernier fait son entrée en littérature avec un premier roman remarqué, Le miel, consacré à la guerre en ex-Yougoslavie. Sujet sulfureux, où l’auteur entend dénoncer le partage du monde entre bons et méchants, gentils Croates et Serbes criminels…  Slobodan Despot est par ailleurs conseiller stratégique et communicateur du conseiller d'Etat et parlementaire suisse Oskar Freysinger. Venez nombreux voir de quel bois il se chauffe et échanger avec ce débataire. Sans oublier la surprise de Vincent Aubert.

Auberge du Cheval-Blanc, Carouge, 18h30.

 

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26/02/2014

"David Bosc et Gustave Courbet"

cover bosc.pngLe 4 mars 2014, à l’Auberge du Cheval-Blanc, à 18h30, jaurai le plaisir de recevoir David Bosc à la Compagnie des Mots. Auteur de La Claire Fontaine, roman évoquant l’exil en Suisse du peintre Gustave Courbet, David Bosc a été pour le moins remarqué. Après avoir figuré sur la liste des prix Goncourt, Décembre et Jean-Gion, son ouvrage a reçu le prix Prix Thyde-Monnier de la Société des Gens de Lettres, le Prix Marcel-Aymé et le Prix suisse de littérature 2014.
 Une belle soirée en perspective pour les amoureux de la peinture comme de la littérature. Avec la participation de Adrian Filip, comédien. Entrée libre. www.compagniedesmots.ch.jpg
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24/01/2014

« Eliane Bouvier, une vie avec Nicolas »

bouvier.pngLe 4 février 2014 à l’Auberge du Cheval Blanc, à 18h30, l’épouse de Nicolas Bouvier participera en vedette à un hommage en l’honneur de l’écrivain-voyageur.

En dialogue avec Jean-François Berger, elle évoquera notamment le rôle actif et peu connu qu’elle a joué à ses côtés, ainsi qu'après la disparition de Nicolas.Des extraits de trois ouvrages récemment sortis seront lus au cours de cette soirée inédite, Il faudra repartir, Tous les coqs du matin chantaient et S'arracher, s'attacher. Un extrait du film Le Hibou et la Baleine, de Patricia Plattner sera projeté. Sans oublier la surprise de Vincent Aubert.Venez nombreux ! Très cordialement avec tous nos vœux de bonne année.

 

Serge Bimpage, président de la Compagnie des Mots.

 

11/11/2013

L'arcade plateforme: hommage à Charles de Ziegler

portrait Ziegler.jpgVous avez toujours rêvé de posséder un tableau de Charles de Ziegler (1890-1962) ? Ou de revisiter une partie de son œuvre ? Hommage sera rendu  à  l’un de nos meilleurs aquarellistes genevois,  jeudi  14 novembre, à L’arcade plateforme, 5 rue John Grasset, de 18h. à 21h. Outre les œuvres, sera également vendu le livre biographique que Tamara et Olivier Veyrat lui ont consacré, assortis de textes de Bernard Lescaze et Serge Bimpage.5 J. Grasset.png

01/11/2013

150EME ANNIVERSAIRE DE LA CROIX-ROUGE

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La biographie la plus complète de Henry Dunant

Extrait de "Moi, Henry Dunant, j’ai rêvé le monde", par Serge Bimpage, paru éditions Albin Michel (France)


« Entrez, cher Georg Baumberger ! Entrez, puisque nous l’avons tant souhaité vous et moi, dans la modeste chambre d’un homme exilé qui s’apprête, banni de tous, à négocier solitaire le virage ultime de son existence. Pardonnez-moi d’avoir tenu à vous montrer tant de paperasses. Vous êtes la troisième personne, depuis un quart de siècle, à qui j’ai voulu exhiber ces documents pour moi si précieux. Et vous serez sans le moindre doute la dernière. Il me reste bien peu d’énergie, monsieur Baumberger. Je tiens à l’économiser. Devant vous se tient un soldat épuisé, aveuglé, meurtri par des combats dont il ignore totalement l’issue.
J’aurais voulu – j’aurais dû, comme le firent tant d’autres persécutés avant moi- rédiger plus tôt mes mémoires. Comme vous le voyez, mon bureau est jonché de feuillets si remplis d’événements et de dates que je me retrouve dans la situation du peintre qui n’a pas su lever le pinceau à temps : à vouloir trop bien faire, à force de chercher à convaincre, la surcharge a gâché l’épure : je ne parviens plus à distinguer ce qui devrait être mis en lumière de ce qui devrait rester dans l’ombre. De surcroît, je ne suis qu’un pauvre lettré très modeste. Il est vrai que j’ai beaucoup lu et beaucoup voyagé ; cela ne me dispense pas d’être un écrivain de douzième ordre. Surtout, ma main, depuis ces vingt-cinq dernières années - dès que j’ai quitté pour toujours ma ville natale de Genève que je hais et où je ne remettrai plus les pieds -, mes doigts se sont insensiblement transformés en autant de serviteurs séniles et maladroits, quand ce n’est pas traîtres, de ma pensée.
Mon médecin, le bon docteur Alther, dont vous connaissez comme moi les compétences, n’y peut pas grand-chose. Contre l’eczéma, les meilleurs remèdes se révèlent impuissants, ce que m’a confirmé depuis longtemps mon frère Pierre, lui-même médecin. Comme l’indique son étymologie, l’eczéma révèle un bouillonnement de l’âme et c’est peu dire que j’ai vécu en perpétuel état d’ébullition ! J’en suis réduit à profiter des rares plages de répit pour écrire ; elles se comptent en heures, le plus souvent même en minutes, tandis que les intervalles qui les séparent se calculent en semaines entières et même en mois. Et encore, dans ces moments d’accalmie, il arrive que mes doigts s’emballent comme des chevaux fous ou se cabrent soudain, renversant l’attelage de ma calligraphie et le faisant dérailler de la ligne qu’il s’était vainement fixée.
Dire que, jeune homme, je me flattais de plier la réalité, les hommes et les mots à la force de mes désirs ! Me voilà réduit à songer, tout compte fait, que les faiblesses de l’homme, bien davantage que sa volonté, conduisent sa vie. Après tout, n’est-ce pas cet eczéma si mal placé, sur celle de mes mains la plus habile, qui a dessiné une nouvelle géographie à ma vie ? Ne m’a-t-elle pas poussé, par sa soif de guérison, vers les bains de Rome, Venise, Côme, Baden, Zurich, Eglisau, Stuttgart, Hall, Schinznach, Seewis, Brestenberg et finalement ici, à Heiden ? Et bien avant, au temps où, ma main valide et puissante, je voguais à l’apogée de mes entreprises, Dieu sait si mes nombreux écrits ne m’avaient pas entraîné, pareils à une voile maladroitement déployée, vers des contrées que je n’avais pas préméditées ? Tout cela est bien étrange. Ma main me fait terriblement souffrir et signe à chaque instant le temps qui passe. Pourtant, c’est justement elle, aujourd’hui, qui pourrait contribuer à mon sauvetage. Elle, qui vous a écrit pour vous demander de venir. Elle, aujourd’hui, qui saisit la vôtre pour écrire demain à ma place… »


"Moi, Henry Dunant, j’ai rêvé le monde" a également été réédité en format poche aux éditions L’Age d’Homme (Suisse) avec le soutien de Pro Helvetia en 2012. Six ans de recherches et une année d’écriture ont été nécessaires à la rédaction de cet ouvrage.

28/10/2013

Corinne Desarzens à la Compagnie des Mots

CD-SP.jpgMardi 5 novembre, la Compagnie des Mots reçoit    CORINNE DESARZENS qui vient de publier coup sur coup deux livres : « Un roi » (Grasset) et « Dévorer les pages » (éditions d’autre part). Café littéraire original organisé avec la participation de BERANGERE MASTRANGELO, chanteuse et comédienne, JACQUES ROMAN et VINCENT AUBERT, comédiens.
Au plaisir de vous retrouver! C’est à
18h30 à l’Auberge du Cheval-Blanc, Place de l’Octroi à Carouge (arrêt tram 12 Place d’Armes).

 

-    De Un roi, voici ce qu’elle dit :  « À la sortie d’un ascenseur, à Addis, j’admire un homme noir, âgé, tout de blanc vêtu, qui me salue : « C’est le Soudan, Madame. » De ce livre, je voudrais dire, à sa manière : « C’est l’Ethiopie. » L’Ethiopie dont je ne savais rien. C’est une histoire d’amour. Si tard, si tard. »

 

-      Et sur Dévorer les pages : « Elle dresse des listes, elle vit, elle dévore. Elle écrit dans le sillage des lectures d’une vie, des vies rencontrées au fil des pages, des trajets en train ou en mer, des relectures et des visages. […] Qu’est-ce qui fait que l’émotion de certains livres dure ? Comment tombons-nous sur celui-là et pas un autre ? D’où vient le plaisir de la relecture ? Quelle image nous faisons-nous de la gueule d’un auteur ? Et que se passe-t-il quand nous en rencontrons un ? »place de l'octroi.png

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30/08/2013

Le mythe de Heidi à la Compagnie des Mots

www.compagniedesmots.ch.jpgMardi soir 3 septembre la Compagnie des Mots que nous essuiera les plâtres de ses nouveaux locaux, au sous-sol de l'Auberge du Cheval-Blanc, Place de l'Octroi à Carouge (arrêt du tram 12 Place d'Armes). Cela, toujours de 18h30 à 20h.
Avec une soirée originale, sur le thème de Heidi! Grâce à Jean-Michel Wissmer, auteur de l’ouvrage très remarqué Heidi. Enquête sur un mythe suisse qui a conquis le monde, nous découvrirons comment ce personnage typiquement suisse a conquis le monde et continue de susciter tant d’adaptations littéraires, cinématographiques, BD, théâtrales et musicales.  Christophe Gros, spécialiste des mythes au Musée d'ethnographie, ainsi que de la directrice des éditions Metropolis Michèle Stroun nous honoreront de leur présence. Sans oublier l’intervention de Vincent Aubert, comédien. Et puis… une surprise vous attend, mais chut !
D'ici mardi, la Compagnie des Mots vous souhaite un bon week-end et se réjouit de vous retrouver.

Entrée libre, sans inscription.

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23/02/2013

Un soir pour 3 poètes

godel 1-1.jpgCafé littéraire exceptionnel le 4 mars à la Compagnie des Mots, consacré à la poésie. Il aura pour invités Vahé Godel, Isabelle Sbrissa et Sylvain Thévoz. Tous trois poètes genevois remarquables, dont la voix résonne au-delà de nos frontières.

De la poésie de Vahé Godel, Jacques Chessex disait : « La folie arménienne de Godel a fécondé son inspiration première. Il en résulte une œuvre unique, belle, audacieuse… ».

Sur ses propres textes, Isabelle Sbrissa annonce : « Ils mettent en relation le corps, le désir et la langue. Dans ces pages doubles, j’entends aussi une voix que pour la première fois je suis d’accord de reconnaître. »

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Quant à Sylvain Thévoz, évoquant son dernier ouvrage Nos possibilités d'impasses sont innombrables, il affirme : « Titre fort, qui ne renie pas le sentiment d'une régénérescence permanente, mais la plombe d'une errance presque désespérée qui la relativise et la met toujours en danger. »

Venez nous rejoindre pour cette soirée unique, animée par Serge Bimpage, également marquée par le comédien Vincent Aubert.

Lundi 4 mars, Auberge de la Mère Royaume, Place Simon-Goulart, de 18h30 à 20h.Entrée libre.

Attention, accès difficile en raison des travaux alentours.

03/12/2012

Michel Moret à la Compagnie des Mots

portraitbMM.jpgSi! Vous viendrez ce soir à 18h30 au restaurant La Mère Royaume malgré la neige, le froid, la circulation, les travaux, le rhume, la crise, ...
 Parce que vous êtes courageux. Et que la chaleur de l'éditeur Michel Moret, un verre, l’amitié et le feu de cheminée vous attendent!
 Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la littérature en Suisse romande sans jamais avoir osé le demander: c'est tout à l'heure, en compagnie de plusieurs écrivains des éditions de L'Aire et d'ailleurs.
 Sans oublier l'incontournable intervention comique du comédien Vincent Aubert.
 Au plaisir de vous retrouver!

serge bimpage
 

attention: accès difficile en raison des travaux alentour

accès Place Simon-Goulard ou rue des Corps-Saints

parking Cornavin