16/11/2011

Destin du livre: le plaidoyer de Georges Steiner

Non, le livre n’est pas mort ! Devant une salle comble et comblée, le géant Georges Steiner l’a affirmé avec force, mardi soir, à Uni-Dufour : la prédiction de Valéry, voici tout juste un siècle, est erronée. Jamais on n’a autant publié. Sauf que nous ne savons plus lire… et là, c’est une autre histoire.
Voilà l’immense talent du professeur de littérature comparée, invité de la Fondation Bodmer à l’occasion de son 40ème anniversaire : son art de la relativisation, qui puise à la fois dans son intelligence, son humour et sa vaste culture. Bien du chemin reste à faire, dans notre rapport au livre. A commencer par prendre conscience que la période de l’oralité, qui préside à l’écriture, a duré bien plus longtemps que celle de cette dernière. On ignore trop que Socrate ne lisait pas et qu’il y a fort à parier que Jésus-Christ était analphabète.
George_Steiner.jpgDe nos jours, il y a certes de plus en plus de livres (il n’est que de constater le succès inouï de Harry Potter, sa créatrice a gagné 600 millions de livres sterling, ses ouvrages sont traduits en 123 langues ; la Library of Congress traite 11'000 livres par jour). Or, devait rappeler Steiner, nous savons de moins en moins lire. « Car pour bien lire il faut du silence et il y a de moins en moins de silence. Le silence est devenu une menace pour les adolescents. » Et l’essayiste de rompre une lance vis-à-vis de la pédagogie. « L’enseignement, aujourd’hui, est une amnésie organisée. On n’apprend plus par-cœur. Aimer un texte, c’est pourtant lui donner un logis en soi-même. »
Sourcil levé, Steiner observe la salle. « Aujourd’hui, nous vivons une révolution bien plus importante que celle de Gutenberg. Le jour qui a changé l’histoire de l’homme, c’est celui où Kasparov s’est fait battre par la machine. - Devant ce coup-là, s’était alors exclamé le champion du monde d’échecs, j’ai compris que la machine ne calculait pas : elle pensait ! » Autrement dit, le tsunami électromagnétique que nous vivons aujourd’hui bouleverse notre rapport à nous-mêmes, à l’ordinateur et aux humains infiniment plus profondément que la question de savoir si le livre sur papier perdurera. Ce bouleversement ramène, dans ses expressions textuelles, à une forme d’oralité. Raison de plus pour réapprendre à lire afin de rester maîtres de nous-mêmes.

 

29/09/2011

DOUNA LOUP à la Compagnie des Mots

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Pour cette seconde soirée de rentrée, Serge Bimpage reçoit DOUNA LOUP à la Compagnie des Mots. Genevoise née en 1982, fille de parents marionnettistes, elle a publié un roman très remarqué au Mercure de France : L’embrasure. Cette œuvre a été récompensée par les prix Thyde Monnier 2010, Schiller découverte, René Fallet, Biblioblog et Michel-Dentan 2011. Pour moins que cela, on se déplacerait pour la voir et l’entendre ! L’embrasure raconte l’histoire d’un chasseur amoureux de la forêt. D’un homme simple en apparences. Dont l’existence bascule le jour où il découvre un homme mort… Avec, comme de coutume la surprise du comédien Vincent Aubert. Lundi 3 octobre à 18h30 au restaurant La Mère Royaume, à deux pas du temple de Saint-Gervais. Entrée libre, bar, possibilité de se restaurer après.

 

 

 

23/09/2011

Chapeau bas aux médias

COUV-S-B.jpgEt dire que certains, dont je fus, se désolaient du manque d’intérêt des médias pour la littérature ! Non seulement mon roman « Le Voyage inachevé » (éditions de L’Aire) a fait l’objet d’une remarquable critique de Lionel Chiuch dans la Tribune qui fait honneur tant au journalisme qu’à la littérature, mais il a eu droit dès sa sortie aux plumes brillantes de Jean-Michel Olivier et Alain Bagnoud dans leur blog sur ce même journal, à une heure d’émission de la radio romande (A première vue), à une avant-première dans L’Hebdo, à une page à paraître prochainement dans 24 Heures ainsi dans le journal du Jura…
Je ne suis pas le seul des littérateurs locaux à constater le regain d’intérêt médiatique culturel pour les auteurs romands. Signe d’un changement bienvenu, au moment où les éditeurs souffrent et se battent sous nos latitudes, ce dernier, bien au-delà du narcissisme des auteurs, flatte un vent de résistance au consumérisme qui concerne un public de plus en plus large. Chapeau bas aux médias et à la TG.

30/08/2011

Pascale Kramer à la Compagnie des Mots!

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Pour cette première soirée littéraire de rentrée, la Compagnie des Mots reçoit PASCALE KRAMER. Cette remarquable écrivaine, qui vit à Paris, vient de publier au Mercure de France Un homme ébranlé, histoire de vie des plus poignantes qui s'inspire de son expérience personnelle. Animée par Serge Bimpage, la soirée verra comme de coutume la surprise du comédien Vincent Aubert.
 
Un moment d'amitié et de partage
Lundi 5 septembre, à 18h30
Restaurant de la Mère Royaume
Place Simon-Goulart, à deux pas du temple Saint-Gervais
Entrée libre, la salle est grande, il y aura des places.
Bar, possibilité de se restaurer après l'événement
détails dans les fichiers attachés
 

 

22/08/2011

Le Voyage inachevé vient de paraître!

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Allez, un petit coup de promo comme l'été se prolonge et que le voyage est de saison. Mon dernier roman LE VOYAGE INACHEVE vient de paraître aux éditions de L'Aire. En voici un bref extrait en guise de mise en bouche. Excellent mois d'août à tous!

 

« Ce matin–là, je me souviens m’être regardé dans le miroir. L’image qu’il me tendait ne ressemblait en rien à celle que je me faisais du jeune homme au fond de moi. Je réalisai alors non sans une certaine panique que le temps qui me séparait du jour où je m’étais dit je suis moi était à peu près égal à celui qui me resterait à vivre.
Oui, c’est juste après cela que m’attendait le courriel de Nomia. Elle allait rentrer de voyage. Elle avait la ferme intention de me revoir. Te rends–tu compte : nous nous étions perdus de vue depuis une vingtaine d’années et voilà qu’elle sortait du néant, la bouche en coeur ! C’est le passé, lui ai–je fermement répondu, inutile de le remuer. Une fois de retour, pourtant, elle a quand même appelé et elle ne s’est pas gênée d’insister.
Je la revois se déshabiller. Fière, méprisant le froid. Enlever tout ce qu’elle a sur elle. Se débarrasser des stigmates du voyage. Dos au mur, je la regarde. Je voudrais lui parler de mon rêve ; elle évoquerait mon sempiternel déchirement entre le désir monacal et la tentation de l’errance. Au lieu de quoi, je me raconte ce qu’elle est en train de commettre, tente de me convaincre de l’impensable réalité de son départ.
Elle trie ses effets. Les range par piles, soigneusement alignées sur le lit. Les habits qu’elle emportera, ceux qu’elle donnera. Elle n’est déjà plus là. Plus que son mutisme, le dérobement affairé de son corps clame son absence. Il m’abandonne, âme quittant le mort.
Elle enfourne ses effets personnels dans son sac à dos. Avec le même emportement, la même morgue, elle se sépare du manteau gris élimé, du pull en laine d’alpaca que je lui avais offert, du bonnet quechua qu’elle avait marchandé. Enfin, le T–shirt orange qui laissait si bien jaillir les pointes de ses seins et le jean marron qui ne la quittait pas.
La chambre et le silence se confondent, témoins d’un procès muet. Plus rien à plaider, plus rien à espérer. Nous baignons dans l’irrémédiable, la nostalgie, déjà, de ce qui ne se produirait pas entre nous.
Je détaille les pieds du lit en fer forgé, montés sur des roulettes rouillées ; la couverture de laine, le dessus de lit en macramé de couleurs vives mais passées ; la lampe, la poignée de la porte ; la tache ocre, au centre du mur crépi à la chaux, prolongée d’une fente dont le dessin suggère un Don Quichotte arrêtant son cheval au bord du gouffre.
Elle me précède. S’arrête devant le premier pauvre dans la rue pentue de La Paz. Dépose le paquet de vêtements sous ses yeux estomaqués et poursuit sa route. Je ne lui avais jamais remarqué cette démarche chaloupée, presque débonnaire.
A l’aéroport, elle s’effondre. Se jette dans mes bras, s’agrippe comme à un arbre dont elle ne voudrait pas tomber. Ses larmes coulent dans mon cou, son corps est secoué de spasmes, elle gémit, petite fille qui abandonne avant d’être abandonnée. Jamais je ne l’ai sentie aussi proche comme elle s’apprête à me quitter. Il faut que je reprenne mes études, tu comprends ? Ses cheveux si vivants. La dureté du linoléum, l’indifférence du béton.
Une force inouïe nous sépare. Dans sa paume géante, pusillanimes créatures, tous nos plans sont vains. Nous campions chacun sur les certitudes de nos craintes. Nomia ne voulait ni arrêter le monde ni en descendre. Ce train de la réussite, elle comptait bien le prendre. De nos errances à claire–voie, elle n’avait que faire, la marge, elle n’en appréciait que les contreforts.
Sa silhouette hésitante, derrière la vitre de la douane. Deux pas vers moi, trois vers l’avion. Son sourire désolé. Sa main, timide, qui ne sait dire adieu…
Je pensais tout cela bien enfoui. Toute cette époque, ces sentiments confus, exaltés, fragiles, sur quoi j’avais construit ma vie comme les végétaux rejoignent la terre. Sur elle, on évolue légers, ignorant de ce qui se trame au dessous. Il est d’inexorables exhumations. »

 

 

 

 

20/06/2011

La réussite de la défaite

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C’est un livre bien déconcertant, que nous propose Walter Weideli. A mi chemin entre l’autobiographie, la chronique et le récit romanesque. Or, le caractère déconcertant de cette Partie d’échecs réside moins dans son genre que dans son contenu : voilà un homme qui vous livre sa vie sans (presque) la moindre précaution oratoire.
Les plus anciens se souviennent du scandale qu’avait provoqué sa pièce de théâtre, à la fin des années 1970, Un banquier sans visage. Un pamphlet rédigé par le créateur du Samedi littéraire du Journal de Genève, qui n’avait pas eu l’heur de plaire aux cols blancs de la république genevoise. Et qui n’avait pas mincement contribué à l’éviction de Walter Weideli dudit journal.
A la parution de La Partie d’échecs, on aurait pu s’attendre à ce que l’auteur revienne abondamment sur cette affaire. Eh bien, non ! S’il en parle, c’est avec la hauteur d’un homme au crépuscule de sa vie qui, du fond de la cellule de moine où il vit à présent que tout est consommé, revisite sa trajectoire sans une once de complaisance.
Journaliste éminent, qui apporta une pierre solide à la culture helvétique, membre du comité de Pro Helvetia, auteur dramatique prolixe, traducteur de Durrenmmatt, Hohl et Canneti, Walter Weideli semblait né pour une place au firmament de la création romande. Au lieu de quoi, en une suite infinie de funestes enchaînements, ses entreprises semblent inéluctablement conduites à la ruine.
Or plus qu’à la compassion, dans ce récit d’une vie, l’auteur nous invite à la réflexion sur la comédie humaine. Avec un style d’une rare élégance, sur un registre tragi-comique, il offre le spectacle d’une Genève sublime et pathétique des trente glorieuses, du marché de l’art théatral et cinématographique. Lesquels ne sont pas plus reluisants que les habitants du petit village de Dordogne où il finit par s’enfuir avec sa compagne de toujours, Mousse. D’échecs en échecs, Walter Weideli captive son lecteur. Et nous livre au final la plus belle histoire d’amour quoi soit. Celle de son couple, comme de la vie.
Serge Bimpage

La partie d’échecs. Par Walter Weideli. Editions de L’Aire, 346 pages.

 


Par ici la poésie!
On aime la petite collection poésie des éditions de L’Aire. Ce sont de petits livres soyeux comme des gants de velours. Francine Bouchet vient d’y publier Champ mineur, délicieuse suite de strophes à la fois graves et légères. La poésie va bien à l’éditrice de La Joie de Lire ! Elle est suivie d’un court texte de Jacques Roman qui vient opportunément le confirmer. Dans un registre plus casse-cou mais à suivre aussi, Pierre Neumann s’essaye avec Sommeil de pierre à une prose poétique voyageuse. Des quatre coins du monde, il ramène les rencontres insolites qui ont eu l’art de luis soulever l’âme. Son écriture sonne comme un chant d’oiseaux migrateurs.
S.B.
Champ mineur, par Francine Bouchet. Sommeil de pierre, par Pierre Neumann. Editions de L’Aire.

 

08/06/2011

Le secret des petits riens de la vie

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Comme si elle n’était pas concernée personnellement, Pascale Kramer observe ce qui arrive aux autres. En une lente approche, qu’on dirait ethnologique, elle circonscrit son sujet, tournant autour comme elle fait de ses personnages. Et voilà le lecteur insensiblement emmené, au travers d’un geste, d’une remarque, d’un acte manqué, dans les replis obscurs de ce que le quotidien n’est pas sensé dévoiler.
Son précédent roman, L’implacable brutalité du réveil, scrutait le début d’une vie. L’histoire d’une jeune mère confrontée à l’absence de sentiment maternel. Un homme ébranlé explore quant à lui la fin proche. Celle d’un homme de cinquante ans, gravement malade, et l’incidence de l’odieuse et fatale perspective sur son proche entourage.
Ancien entraîneur sportif, Claude se meurt d’un cancer dans son pavillon de banlieue. A ses côtés, sa compagne Simone assiste, courageuse mais impuissante, à sa longue descente aux enfers. C’est alors que survient Gaël, fils illégitime de Claude avec un amour ancien, Jovana. C’est elle qui souhaite, dans ces terribles circonstances, présenter l’enfant à son père.
L’espace de ces quelques jours de visite, se tisse un huis-clos de silence et de douleur, où se joue l’ultime partition de la vie désormais impossible, où les plus simples gestes d’aimer, de manger, de jouer ou de courir semblent abréger la vie encore par le supplément d’énergie exigé. Simone reporte son affection sur Gaël. Claude le voudrait aussi mais il n’en a pas la force. 
Et c’est en orfèvre, sinon en entomologiste, que l’écrivaine genevoise cisèle le drame vécu par chacun des protagonistes. Où chacun se retrouve emmuré dans sa solitude,  déboussolé et incapable de modifier le cours de son destin. Restent les corps, pour toute évidence de ce qui se passe ou ne se passe plus entre les êtres. « Que deux corps mûrs seuls dans la nuit sont pitoyables quand il n’y a plus de désir. Peu à peu, le chagrin gagnait sur la honte… »
Pascale Kramer sait de quoi elle parle. Non seulement, au long de ses neuf romans, elle pratique avec une aisance confondante l’art des huis clos familiaux et conjugaux, mais elle a perdu un mari et un père, tous deux décédés du cancer.
Le plus saisissant, dans cet homme ébranlé comme dans toute son œuvre, réside sans doute dans l’approche : l’interaction entre les personnages, puis chacun d’entre eux, semble examiné par l’œil d’une camera qui se cantonnerait à filmer les petits riens. On dirait même qu’elle les traque, comme si eux seuls étaient susceptibles de révéler le pourquoi de ce cancer. A moins, au contraire, que l’œil-caméra de la narratrice ne se fixe sur ces petits riens, partant du constat qu’on ne saura jamais rien. Que ce qui compte, c’est l’espoir de la vie.
Le style de l’auteure suisse est tout entier dans l’apparent refus de l’introspection. Sa manière très personnelle d’ »épier » ses personnages, force cependant à la profondeur. Ajoutons-y un rare sens de la métaphore insolite : nul ne s’étonnera qu’elle ait été couronnée du prix Schiller et du prix Rambert.

Serge Bimpage

Un homme ébranlé, par Pascale Kramer, éditions Mercure de France, 133 pages.

 

Viva America !
Douze personnes livrent en pâture leur existence. Sans précaution oratoire, ils racontent une histoire qui les hante. D’une écriture à la fois dense et poétique, Reynald Freudiger brosse en toile de fond le portrait d’une Amérique latine en recherche d’elle-même. Ecrivain, chercheur et enseignant, l’auteur révèle un talent de conteur prometteur. On ne décroche pas de ces douze destins.
S.B.
Angeles, par Reynald Freudiger. Editions de L’Aire, 178 pages.

 


Les années de plomb
C’est un vrai bonheur de retrouver la plume de Yvette Z’Graggen ! Quelque peu atteinte dans sa santé. L’auteure genevoise conserve tout son punch et toute sa mémoire. Les anciens comme les jeunes revivront ou découvriront les années de guerre. Et le destin d’une femme, et avec elle, celui de toutes les femmes en quête de leur liberté. Un régal d’une rare jeunesse d’esprit pour une écrivaine née en 1920.
S.B.
Juste avant la pluie, par Yvette Z’Gragge. Editions de L’Aire, 162 pages.

Genève et son histoire
De Jules César aux Franchises d’Adhémar Fabri, en passant par la condamnation de Michel Servet ou la signature de la première Convention de Genève : Véronique Mettral et Patrick Fleury font revivre Genève. A l’aide d’une sélection passionnante et rigoureuse de documents historiques, ils font revivre la ville du bout du lac dans une triple perspective institutionnelle, helvétique et internationale.
S.B.
Histoire de Genève par les textes. Par Véronique Mettral et Patrick Fleury. Editions Slatkine, 300 pages.

31/05/2011

Bessa Myftiu à la Compagnie des Mots

Bessa Myftiu.jpgLundi 6 juin, à 18h30
Soirée littéraire et musicale exceptionnelle autour de l’écrivaine Bessa Myftiu, accompagnée de la chanteuse Elina Duni.

Animation : Serge Bimpage
Avec la surprise de Vincent Aubert, comédien

Au restaurant de la Mère Royaume,
4 Place Simon-Goulart (parking à la gare Cornavin)
Entrée libre, consommation recommandée

Bessa Myftiu est née à Tirana en Albanie. Elle a travaillé comme professeure, journaliste, critique littéraire, et enseigne à l'Université de Genève. Romancière. poétesse, conteuse, elle a également écrit des scénarii de films. Après un premier livre de poèmes bilingue, elle publiera entre autres Ma légende (roman), Le courage, notre destin (nouvelles), Confessions des lieux disparus (roman), Littérature et savoir (essai). Son dernier roman, Amours au temps du communisme vient de paraître chez Fayard.

Elina Duni est également née à Tirana. En 1992, elle s’installe à Genève. Entre 2004 et 2008 elle étudie le chant, la composition à l’Ecole des arts de Berne. Puis elle  crée le Elina Duni Quartet : un retour aux sources musicales qui mélange les chants folkloriques des Balkans au jazz.
En 2008 sort son premier disque  Baresha, salué par la presse allemande et suisse. Suivent des tournées en Europe et participations dans de nombreux festivals.
En février 2010 est sorti son deuxième album du quartet  Lume Lume.

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24/04/2011

Lundi 2 mai : Jean-Louis Kuffer invité de la Compagnie des Mots

JLK portrait.jpgAu restaurant de la Mère Royaume, dès 18h30, on fera connaissance avec l’un des meilleurs écrivain et critique littéraire de Suisse romande. Serge Bimpage reçoit en effet Jean-Louis Kuffer, bien connu des lecteurs de la Tribune de Genève et de 24 Heures. Ce journaliste, passeur, observateur et blogueur infatigable nous fera part de ses coups de cœur et de ses coups de gueule lors de cette soirée intitulée « Vivre, lire, écrire : mes passions partagées ». Avec la surprise de Vincent Aubert, comédien. 4, Place Simon-Goulart (parking Cornavin). Entrée libre.

 

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24/03/2011

A la Compagnie des Mots

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Lundi 4 avril, de 18h30 à 20h00
Autour de la reporter, écrivaine et photographe
Laurence Deonna
« 45 ans de reportages au Moyen-Orient »

Animation : Serge Bimpage
Avec la surprise de Vincent Aubert, comédien

La Compagnie reçoit ses hôtes
 au restaurant de la Mère Royaume,
4 Place Simon-Goulart (parking à la gare Cornavin)
Entrée libre, consommation recommandée
Possibilité de se restaurer après. Nous recommandons vivement la cuisine de Loumé !


De la veine des écrivains voyageurs, Laurence Deonna arpente depuis des années le Proche et le Moyen-Orient. Elle observe d’un œil attentif les révolutions qui couvent actuellement dans ces régions. Le rôle des femmes occupe une place essentielle
dans ses réflexions.
Renseignements : 078 680 49 53.