26.01.2012
Antonin Moeri à la Compagnie des Mots
Lundi 6 février à 18h30 au restaurant La Mère Royaume, je reçois Antonin Moeri à la Compagnie des Mots. L’écrivain genevois a étudié les lettres à l’Université de Genève puis a été comédien en France, en Belgique et en Suisse. Antonin Moeri a écrit des romans et des nouvelles, parus aux éditions L’Age d’Homme et Bernard Campiche, ainsi qu’une pièce de théâtre. Il écrit également pour diverses revues littéraires et un blog. Fin observateur de la vie quotidienne, son style trempé dans un humour délicatement vitriolé est unique. Venez le découvrir ! Sans oublier la surprise coutumière du comédien Vincent Aubert. Entrée libre, pas de réservation. Bar, possibilité de se restaurer après.
Restaurant La Mère Royaume, 4, Place Simon-Goulart. A deux pas du Temple de Saint-Gervais.
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22.11.2011
De la littérature au blog et retour
Pierre Beguin a eu la bonne idée de réunir ses chroniques littéraires, parues sur le blog des écrivains genevois « Blogres » entre 2007 et 2010. Comme le souligne l’un de ces complices Alain Bagnoud, dans sa préface, les écrivains, avec les blogs, reviennent dans l’actualité. On les croyait inoffensifs, les voilà offensifs. Ils avaient laissé le champ libre aux notables littéraires français. Et voilà que les conditions ont changé grâce à internet. Pierre Beguin, Olivier Chiacchiari, Pascal Rebetez, Alain Bagnoud, bientôt rejoints par votre serviteur et Jean-Michel Olivier se sont hissés au rang des nouveaux mousquetaires du blog. Non sans scepticisme au départ. Allions-nous faire naufrage ? Eh bien non : « Nous y avons trouvé notre intérêt, s’enthousiasme Alain Bagnoud. Le blog permet en effet une liberté totale. Il n’y a aucune interdiction (…) La liberté jouissive s’y mêle à l’effervescence de la polémique et au plaisir du contact. C’est d’ailleurs l’intérêt de ce genre nouveau. »
Ainsi donc, Pierre Beguin gratifie ses lecteurs de son cheminement intérieur hebdomadaire durant quatre ans. Réagissant à l’actualité genevoise, helvétique ou internationale en de cours et denses billets, bien tournées, pétris de philosophie et d’humour. Comment ne pas les recommander.
C’est que la bonne idée de Pierre Beguin procède de l’ouverture. Totale. Sans filet. Elle ne va pas sans rappeler celle des journaux d’écrivains. Comme si l’on donnait à entendre comment l’écrivain pense à haute voix.
Bien joué pour une première salve, à l’heure où les médias ne s’intéressent pas plus aux écrivains qu’à leur cuisine. Reste à poursuivre. On aurait volontiers lu les commentaires de tous bords qui émaillent régulièrement les billets du blogueur. Et l’on aurait participé avec intérêt à un débat sur la nature et le destin des blogs. Dans quelle mesure, par exemple, l’écrivain blogueur n’est-il pas l’otage du journal l’hébergeant ? Ou bien, écrit-on des billets de blog comme de la littérature ou l’exercice, dans son éphémérité, ne procède-t-il pas plutôt du langage oral ? A suivre.
Bureau des assassinats, par Pierre Beguin. 236 pages, éditions de L’Aire.
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16.11.2011
Destin du livre: le plaidoyer de Georges Steiner
Non, le livre n’est pas mort ! Devant une salle comble et comblée, le géant Georges Steiner l’a affirmé avec force, mardi soir, à Uni-Dufour : la prédiction de Valéry, voici tout juste un siècle, est erronée. Jamais on n’a autant publié. Sauf que nous ne savons plus lire… et là, c’est une autre histoire.
Voilà l’immense talent du professeur de littérature comparée, invité de la Fondation Bodmer à l’occasion de son 40ème anniversaire : son art de la relativisation, qui puise à la fois dans son intelligence, son humour et sa vaste culture. Bien du chemin reste à faire, dans notre rapport au livre. A commencer par prendre conscience que la période de l’oralité, qui préside à l’écriture, a duré bien plus longtemps que celle de cette dernière. On ignore trop que Socrate ne lisait pas et qu’il y a fort à parier que Jésus-Christ était analphabète.
De nos jours, il y a certes de plus en plus de livres (il n’est que de constater le succès inouï de Harry Potter, sa créatrice a gagné 600 millions de livres sterling, ses ouvrages sont traduits en 123 langues ; la Library of Congress traite 11'000 livres par jour). Or, devait rappeler Steiner, nous savons de moins en moins lire. « Car pour bien lire il faut du silence et il y a de moins en moins de silence. Le silence est devenu une menace pour les adolescents. » Et l’essayiste de rompre une lance vis-à-vis de la pédagogie. « L’enseignement, aujourd’hui, est une amnésie organisée. On n’apprend plus par-cœur. Aimer un texte, c’est pourtant lui donner un logis en soi-même. »
Sourcil levé, Steiner observe la salle. « Aujourd’hui, nous vivons une révolution bien plus importante que celle de Gutenberg. Le jour qui a changé l’histoire de l’homme, c’est celui où Kasparov s’est fait battre par la machine. - Devant ce coup-là, s’était alors exclamé le champion du monde d’échecs, j’ai compris que la machine ne calculait pas : elle pensait ! » Autrement dit, le tsunami électromagnétique que nous vivons aujourd’hui bouleverse notre rapport à nous-mêmes, à l’ordinateur et aux humains infiniment plus profondément que la question de savoir si le livre sur papier perdurera. Ce bouleversement ramène, dans ses expressions textuelles, à une forme d’oralité. Raison de plus pour réapprendre à lire afin de rester maîtres de nous-mêmes.
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06.11.2011
Claude-Inga Barbey à la Compagnie des Mots
Lundi 7 novembre, à 18h30 au restaurant La Mère Royaume, je reçois CLAUDE-INGA BARBEY à la Compagnie des Mots. La comédienne bien connue du public romand collabore aux émissions 5 sur 5, les Dicodeurs et Le Fonds de la corbeille de la Radio romande. Avec Patrick Lapp, elle a créé le célèbre et désopilant couple Monique et Roger pour le spectacle Bergamote. Claude-Inga Barbey a créé plusieurs autres spectacles (L’Ange Bergamote, le Temps des Cerises), participé au sitcom Vu sous cet angle et mis en scène divers spectacles dont le fameux Les Petits Arrangements qui raconte sa séparation avec son mari plus jeune.
Venez rencontrer cette comédienne unique en son genre. Spécialisée dans la narration des moments les plus triviaux, les plus drôles et les plus beaux de la vie quotidienne !
Avec, comme de coutume la surprise du comédien Vincent Aubert !
Entrée libre. Bar, possibilité de se restaurer après.
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05.10.2011
Naissance d’une jeune écrivaine genevoise

C’est à une belle, fraiche et confondante légèreté que nous convie Douna Loup dans son premier roman L’embrasure paru au Mercure de France. Pour cette jeune auteure genevoise née en 1982, voilà un bien un coup de maître annonçant une authentique écrivaine.
Dès les premières lignes d’une simplicité convaincante, voilà le lecteur embarqué dans la vie d’un ouvrier qui n’est autre que le narrateur de l’histoire. Le jeune homme, entre le boulot et les stations au bar du coin, adore se promener en forêt. C’est un chasseur amoureux de précision et de permanence quotidienne tout autant que de nature.
Rien que de très banal, dans cette vie d’usine. Si ce n’est la rencontre parmi les fougères avec la mort. Du cadavre qu’il découvre, il n’a que faire. Pas plus que du carnet noir qu’il ne rend pas tout de suite à la police à qui il fait part de sa découverte. C’est précisément ce carnet qui constituera la bombe à rebours de son existence. Encouragé par son amie Eva, une fille rencontrée au bar et qu’il héberge à contre cœur, le narrateur se remettra totalement en question.
Avant de quitter son pays en guerre, Eva s’appelait Zora. Celle qui a payé d’un changement d’identité son immigration perçoit combien la découverte macabre de son ami n’est peut-être pas un hasard, en tout cas un signe. C’est elle qui va le lui faire comprendre, l’encourager, au travers d’une enquête sur le mort, lui-même victime de son passé, à se plonger dans le sien et envisager sa vie sous un tout autre jour.
Tels ces faits-divers où tout un chacun peut se trouver confronter au détour d’une promenade en forêt, ce récit de Douna Loup fait mouche par sa charge émotionnelle. Impeccablement maîtrisé, inventif, remodelant les expressions courantes, il touche mine de rien à des considérations graves comme l’amour, la mort et l’identité. Se glisser dans la peau d’un garçon aux prises avec ses aspirations et ses désirs n’est pas le moindre des tours de force de cette embrasure ouvrant sur le meilleur des écrivains du crû.
Serge Bimpage
L’embrasure, par Douna Loup. Editions Mercure de France, 156 pages.
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29.09.2011
DOUNA LOUP à la Compagnie des Mots

Pour cette seconde soirée de rentrée, Serge Bimpage reçoit DOUNA LOUP à la Compagnie des Mots. Genevoise née en 1982, fille de parents marionnettistes, elle a publié un roman très remarqué au Mercure de France : L’embrasure. Cette œuvre a été récompensée par les prix Thyde Monnier 2010, Schiller découverte, René Fallet, Biblioblog et Michel-Dentan 2011. Pour moins que cela, on se déplacerait pour la voir et l’entendre ! L’embrasure raconte l’histoire d’un chasseur amoureux de la forêt. D’un homme simple en apparences. Dont l’existence bascule le jour où il découvre un homme mort… Avec, comme de coutume la surprise du comédien Vincent Aubert. Lundi 3 octobre à 18h30 au restaurant La Mère Royaume, à deux pas du temple de Saint-Gervais. Entrée libre, bar, possibilité de se restaurer après.
10:51 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.09.2011
Chapeau bas aux médias
Et dire que certains, dont je fus, se désolaient du manque d’intérêt des médias pour la littérature ! Non seulement mon roman « Le Voyage inachevé » (éditions de L’Aire) a fait l’objet d’une remarquable critique de Lionel Chiuch dans la Tribune qui fait honneur tant au journalisme qu’à la littérature, mais il a eu droit dès sa sortie aux plumes brillantes de Jean-Michel Olivier et Alain Bagnoud dans leur blog sur ce même journal, à une heure d’émission de la radio romande (A première vue), à une avant-première dans L’Hebdo, à une page à paraître prochainement dans 24 Heures ainsi dans le journal du Jura…
Je ne suis pas le seul des littérateurs locaux à constater le regain d’intérêt médiatique culturel pour les auteurs romands. Signe d’un changement bienvenu, au moment où les éditeurs souffrent et se battent sous nos latitudes, ce dernier, bien au-delà du narcissisme des auteurs, flatte un vent de résistance au consumérisme qui concerne un public de plus en plus large. Chapeau bas aux médias et à la TG.
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30.08.2011
Pascale Kramer à la Compagnie des Mots!

Pour cette première soirée littéraire de rentrée, la Compagnie des Mots reçoit PASCALE KRAMER. Cette remarquable écrivaine, qui vit à Paris, vient de publier au Mercure de France Un homme ébranlé, histoire de vie des plus poignantes qui s'inspire de son expérience personnelle. Animée par Serge Bimpage, la soirée verra comme de coutume la surprise du comédien Vincent Aubert.
Un moment d'amitié et de partage
Lundi 5 septembre, à 18h30
Restaurant de la Mère Royaume
Place Simon-Goulart, à deux pas du temple Saint-Gervais
Entrée libre, la salle est grande, il y aura des places.
Bar, possibilité de se restaurer après l'événement
détails dans les fichiers attachés
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22.08.2011
Le Voyage inachevé vient de paraître!

Allez, un petit coup de promo comme l'été se prolonge et que le voyage est de saison. Mon dernier roman LE VOYAGE INACHEVE vient de paraître aux éditions de L'Aire. En voici un bref extrait en guise de mise en bouche. Excellent mois d'août à tous!
« Ce matin–là, je me souviens m’être regardé dans le miroir. L’image qu’il me tendait ne ressemblait en rien à celle que je me faisais du jeune homme au fond de moi. Je réalisai alors non sans une certaine panique que le temps qui me séparait du jour où je m’étais dit je suis moi était à peu près égal à celui qui me resterait à vivre.
Oui, c’est juste après cela que m’attendait le courriel de Nomia. Elle allait rentrer de voyage. Elle avait la ferme intention de me revoir. Te rends–tu compte : nous nous étions perdus de vue depuis une vingtaine d’années et voilà qu’elle sortait du néant, la bouche en coeur ! C’est le passé, lui ai–je fermement répondu, inutile de le remuer. Une fois de retour, pourtant, elle a quand même appelé et elle ne s’est pas gênée d’insister.
Je la revois se déshabiller. Fière, méprisant le froid. Enlever tout ce qu’elle a sur elle. Se débarrasser des stigmates du voyage. Dos au mur, je la regarde. Je voudrais lui parler de mon rêve ; elle évoquerait mon sempiternel déchirement entre le désir monacal et la tentation de l’errance. Au lieu de quoi, je me raconte ce qu’elle est en train de commettre, tente de me convaincre de l’impensable réalité de son départ.
Elle trie ses effets. Les range par piles, soigneusement alignées sur le lit. Les habits qu’elle emportera, ceux qu’elle donnera. Elle n’est déjà plus là. Plus que son mutisme, le dérobement affairé de son corps clame son absence. Il m’abandonne, âme quittant le mort.
Elle enfourne ses effets personnels dans son sac à dos. Avec le même emportement, la même morgue, elle se sépare du manteau gris élimé, du pull en laine d’alpaca que je lui avais offert, du bonnet quechua qu’elle avait marchandé. Enfin, le T–shirt orange qui laissait si bien jaillir les pointes de ses seins et le jean marron qui ne la quittait pas.
La chambre et le silence se confondent, témoins d’un procès muet. Plus rien à plaider, plus rien à espérer. Nous baignons dans l’irrémédiable, la nostalgie, déjà, de ce qui ne se produirait pas entre nous.
Je détaille les pieds du lit en fer forgé, montés sur des roulettes rouillées ; la couverture de laine, le dessus de lit en macramé de couleurs vives mais passées ; la lampe, la poignée de la porte ; la tache ocre, au centre du mur crépi à la chaux, prolongée d’une fente dont le dessin suggère un Don Quichotte arrêtant son cheval au bord du gouffre.
Elle me précède. S’arrête devant le premier pauvre dans la rue pentue de La Paz. Dépose le paquet de vêtements sous ses yeux estomaqués et poursuit sa route. Je ne lui avais jamais remarqué cette démarche chaloupée, presque débonnaire.
A l’aéroport, elle s’effondre. Se jette dans mes bras, s’agrippe comme à un arbre dont elle ne voudrait pas tomber. Ses larmes coulent dans mon cou, son corps est secoué de spasmes, elle gémit, petite fille qui abandonne avant d’être abandonnée. Jamais je ne l’ai sentie aussi proche comme elle s’apprête à me quitter. Il faut que je reprenne mes études, tu comprends ? Ses cheveux si vivants. La dureté du linoléum, l’indifférence du béton.
Une force inouïe nous sépare. Dans sa paume géante, pusillanimes créatures, tous nos plans sont vains. Nous campions chacun sur les certitudes de nos craintes. Nomia ne voulait ni arrêter le monde ni en descendre. Ce train de la réussite, elle comptait bien le prendre. De nos errances à claire–voie, elle n’avait que faire, la marge, elle n’en appréciait que les contreforts.
Sa silhouette hésitante, derrière la vitre de la douane. Deux pas vers moi, trois vers l’avion. Son sourire désolé. Sa main, timide, qui ne sait dire adieu…
Je pensais tout cela bien enfoui. Toute cette époque, ces sentiments confus, exaltés, fragiles, sur quoi j’avais construit ma vie comme les végétaux rejoignent la terre. Sur elle, on évolue légers, ignorant de ce qui se trame au dessous. Il est d’inexorables exhumations. »
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20.06.2011
La réussite de la défaite

C’est un livre bien déconcertant, que nous propose Walter Weideli. A mi chemin entre l’autobiographie, la chronique et le récit romanesque. Or, le caractère déconcertant de cette Partie d’échecs réside moins dans son genre que dans son contenu : voilà un homme qui vous livre sa vie sans (presque) la moindre précaution oratoire.
Les plus anciens se souviennent du scandale qu’avait provoqué sa pièce de théâtre, à la fin des années 1970, Un banquier sans visage. Un pamphlet rédigé par le créateur du Samedi littéraire du Journal de Genève, qui n’avait pas eu l’heur de plaire aux cols blancs de la république genevoise. Et qui n’avait pas mincement contribué à l’éviction de Walter Weideli dudit journal.
A la parution de La Partie d’échecs, on aurait pu s’attendre à ce que l’auteur revienne abondamment sur cette affaire. Eh bien, non ! S’il en parle, c’est avec la hauteur d’un homme au crépuscule de sa vie qui, du fond de la cellule de moine où il vit à présent que tout est consommé, revisite sa trajectoire sans une once de complaisance.
Journaliste éminent, qui apporta une pierre solide à la culture helvétique, membre du comité de Pro Helvetia, auteur dramatique prolixe, traducteur de Durrenmmatt, Hohl et Canneti, Walter Weideli semblait né pour une place au firmament de la création romande. Au lieu de quoi, en une suite infinie de funestes enchaînements, ses entreprises semblent inéluctablement conduites à la ruine.
Or plus qu’à la compassion, dans ce récit d’une vie, l’auteur nous invite à la réflexion sur la comédie humaine. Avec un style d’une rare élégance, sur un registre tragi-comique, il offre le spectacle d’une Genève sublime et pathétique des trente glorieuses, du marché de l’art théatral et cinématographique. Lesquels ne sont pas plus reluisants que les habitants du petit village de Dordogne où il finit par s’enfuir avec sa compagne de toujours, Mousse. D’échecs en échecs, Walter Weideli captive son lecteur. Et nous livre au final la plus belle histoire d’amour quoi soit. Celle de son couple, comme de la vie.
Serge Bimpage
La partie d’échecs. Par Walter Weideli. Editions de L’Aire, 346 pages.
Par ici la poésie!
On aime la petite collection poésie des éditions de L’Aire. Ce sont de petits livres soyeux comme des gants de velours. Francine Bouchet vient d’y publier Champ mineur, délicieuse suite de strophes à la fois graves et légères. La poésie va bien à l’éditrice de La Joie de Lire ! Elle est suivie d’un court texte de Jacques Roman qui vient opportunément le confirmer. Dans un registre plus casse-cou mais à suivre aussi, Pierre Neumann s’essaye avec Sommeil de pierre à une prose poétique voyageuse. Des quatre coins du monde, il ramène les rencontres insolites qui ont eu l’art de luis soulever l’âme. Son écriture sonne comme un chant d’oiseaux migrateurs.
S.B.
Champ mineur, par Francine Bouchet. Sommeil de pierre, par Pierre Neumann. Editions de L’Aire.
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